Stéphane Delogu : l’hypocrite pris à son propre piège

Daniel Laurent : l’intrépide qui jette l’éponge avant même le premier round

 

S. Delogu attaque notre vidéocassette sur Oradour 2

Réponse à S. Delogu. 2

Une affirmation ambiguë. 2

S. Delogu perd son temps. 3

Revenir aux saines méthodes. 3

S. Delogu se moque de la matérialité des faits. 4

J’attends que S. Delogu me montre une « preuve irréfutable ». 4

Le document qui fonde sa démonstration. 4

Une citation incomplète. 4

Une argumentation inepte. 5

Le syllogisme de S. Delogu. 5

Une « démonstration » qui ne vaut rien. 6

Les 642 victimes sont-elles une « preuve » ?. 6

Le drame de l’église. 6

Affirmations sans preuve. 6

Nos recherches. 6

S. Delogu paraît ignorer les méthodes de la Résistance. 7

L’ignorance d’un individu qui n’a pas pris la peine de lire notre livre. 8

S. Delogu nous prête des thèses que nous n’avons jamais avancées. 8

Nous n’avons jamais prétendu que les femmes et les enfants auraient fui à l’église. 8

Saut de Mme Rouffanche : S. Delogu se couvre de ridicule. 9

Invité à débattre, S. Delogu se débine comme un péteux. 9

Mon premier message. 9

S. Delogu paraît accepter la confrontation. 10

J’accepte les conditions de S. Delogu. 11

S. Delogu ne répond pas. 12

Je relance S. Delogu. 12

S. Delogu refuse la confrontation loyale. 12

Je mets S. Delogu face à ses contradictions. 13

S. Delogu perd son sang-froid. 15

Je promets de révéler publiquement les méthodes de S. Delogu. 15

S. Delogu me menace du tribunal 16

Je donne rendez-vous à S. Delogu au tribunal 16

S. Delogu avoue lui-même que sa proposition de débat était hypocrite. 17

S. Delogu fanfaronne. 18

Daniel Laurent l’intrépide… qui jette tout de suite l’éponge. 18

D. Laurent promet de « semer la panique » chez nous. 18

D. Laurent écrit à H. Verbeke. 19

D. Laurent ignore tout du révisionnisme…... 20

… mais se croit très documenté. 20

Le révisionnisme, dernier tabou. 20

H. Verbeke répond à D. Laurent 21

D. Laurent ne répond pas et nous prête de mauvaises intentions. 21

J’écris à D. laurent 22

D. Laurent jette l’éponge. 24

La dialectique folle de ces individus qui permet de justifier les appels à la violence et à la répression brutale  24

Les révisionnistes ne croiraient pas en leurs théories. 24

Appels à la répression brutale. 25

Appels à la violence. 27

 

 

S. Delogu attaque notre vidéocassette sur Oradour

 

Stéphane Delogu fait parti du comité rédactionnel d’un magazine qui paraît sur Internet : Juin 1944. Dans le numéro de juin 2006, un article était consacré à notre cassette vidéo sur Oradour. L’auteur prétendait réfuter la thèse révisionniste à partir de cette cassette. Annonçant clairement son objectif, il écrivait :

 

Les hypothèses de M. Reynouard, et ce qui apparaît comme le fait le plus dramatique, ont semble-t-il convaincu quelques personnes. Pourtant, son analyse ne repose que sur une subtile manipulation de la vérité, élaborée de manière orientée sur la base de faits réels et par conséquent plausibles. Les détails mis en exergue par M. Reynouard sont-ils crédibles ? La réponse est non. C'est ce que nous proposons de démontrer dans ce qui suit. [http://stephane.delogu.free.fr/le-mag07-06.html].

 

J’aurais pu éviter de répondre à cet individu. Car il va de soi que la critique de notre thèse sur Oradour doit prendre pour base notre livre de plus de 400 pages paru en 1997 et non un film publicitaire de moins d’une heure où les principaux arguments sont repris à grands traits afin de susciter l’intérêt pour le livre. Dès le départ, donc, S. Delogu trahissait son manque de sérieux.

 

Si j’ai cependant choisi de lui répondre, c’est parce qu’après avoir lu sa critique de notre film, je me suis empressé de lui écrire pour demander un débat. C’était fin juin 2006. Cette demande provoqua un échange de courrier au terme duquel, sans surprise, S. Delogu se déroba. Toutefois, notre correspondance reste très intéressante, car plus elle s’est prolongée et plus j’ai pu voir un homme au départ sûr de lui invoquer de faux prétextes, s’emmêler dans ses contradictions, s’affoler et finalement perdre totalement son sang-froid. Il m’apparaît donc utile de la publier afin de démasquer cet individu, même si cette publication me ménera — une fois de plus — devant le tribunal (c’est S. Delogu lui-même qui me l’a promis).

 

Dans un premier temps, donc, je critiquerai sa réfutation.

Réponse à S. Delogu

 

Avec raison, S. Delogu déclare que notre cassette est d’ « une qualité très moyenne ». Puis il ajoute : « elle ne marque pas les esprits par son originalité et encore moins par sa contribution à l'Histoire»

Une affirmation ambiguë

 

S. Delogu justifie cette assertion en commençant par écrire que, selon nous, le drame d’« Oradour-sur-Glane est un accident, seuls les hommes étaient visés ». Cette formulation est très ambiguë, car elle peut laisser croire que, d’après notre thèse, les Waffen SS seraient venus à Oradour pour y exécuter les hommes. Mais c’est faux. Je renvoie à notre ouvrage paru en 1997 et plus particulièrement à la page 187 où, nous fondant sur divers éléments troublants, nous concluions : « à l’origine, l’exécution de la population mâle n’entrait pas dans les plans de l’occupant ». On ne saurait être plus clair.

S. Delogu perd son temps

 

Cependant, n’ergotons pas et poursuivons. S. Delogu écrit : 

 

La thèse développée par Vincent Reynouard est-elle novatrice ? C'est ce que le quidam serait tenté de croire. Pourtant, il ne s'agit ni plus ni moins que d'une reprise du communiqué officiel allemand publié quelques jours après le massacre d'Oradour-sur-Glane. Le journal de guerre de Von Brodowski (commandant le Haut Etat Major de liaison n° 588 à Clermont Ferrand), document peu connu, est sans équivoque lorsqu'il évoque le 10 juin 1944 : « toute la population mâle d'Oradour fut fusillée. Les femmes et les enfants se réfugièrent dans l'église. L'église a pris feu. Des explosifs étaient entreposés dans l'église. Toutes les femmes et les enfants trépassèrent ». Von Brodowski ne savait que trop bien que s'il pourrait justifier l'exécution des hommes, la mise à mort des femmes et des enfants ne trouverait jamais la moindre motivation acceptable. Les arguments de M. Reynouard n'ont donc rien de vraiment nouveau dans leur présentation, ils se situent au contraire dans un contexte de négationnisme condamnable.

 

Je répondrai tout d’abord qu’en rédigeant ce développement, S. Delogu a perdu son temps. Car l’important n’est pas de savoir si une thèse historique est ou non « novatrice » ; l’important est de savoir si elle est vraie ou fausse. Point final.

Revenir aux saines méthodes

 

Pour S. Delogu, Fritz von Brodowsky avait bâti la thèse de l’accident car il savait « la mise à mort des femmes et des enfants ne trouverait jamais la moindre motivation acceptable ». Cette affirmation est totalement gratuite car, tué le 28 octobre 1944 à Besançon dans des circonstances restées obscures, F. von Brodowsky n’a laissé aucune confession dans laquelle il aurait formulé un aveu de ce genre. Rien, donc, ne permet de l’étayer.

A cette allégation, on peut en opposer une autre selon laquelle dans son Journal, le général allemand a fidèlement rapporté les informations qui lui avaient été données et qui correspondaient à la vérité.

Pour savoir qui a raison et qui a tort, il est nécessaire de revenir aux méthodes traditionnelles en matière d’enquête criminelle. Autrement dit, il est nécessaire de commencer par le commencement en se rendant sur le terrain (même soixante ans après) et en consultant les clichés d’époque afin d’établir la matérialité des faits. C’est ce que nous avons fait, en visitant plusieurs fois Oradour entre 1990 et 1995 afin d’effectuer des relevés, en recherchant les clichés d’époque et — aussi — en retrouvant des témoins liés de près ou de loin au drame (des témoins connus comme MM Hébras et Beaubreuil par exemple, mais aussi des moins connus, comme MM. Renaud, Tarnaud et Cotton).

Cette enquête nous a pris plusieurs années et contrairement à ce que laisse croire S. Delogu, nous n’avons pas commencé par reprendre les allégations du général von Brodowsky. Nous sommes partis des constatations matérielles faites à l’église pour reconstituer ce qui avait dû se passer dans ce lieu le 10 juin tragique. Dans notre ouvrage, cette reconstitution s’étale sur 50 pages grand format. C’est après, et seulement après, que nous nous sommes intéressés aux témoignages, à commencer par celui, central, de Marguerite Rouffanche. La première mention du Journal de F. von Brodowsky arrive à la page 75, dans un chapitre intitulé : « Les explosions dans l’église : confirmation par d’autres témoignages ».

Tel fut la méthode utilisée, une méthode, je le répète, traditionnelle en matière d’enquête criminelle.

S. Delogu se moque de la matérialité des faits

 

S. Delogu, lui, n’agit pas ainsi. Tout comme Raul Hilberg sur l’ « Holocauste », à l’étude de terrain, il préfère le recours aux documents (au moins à ceux qui semblent confortent ses convictions). Il écrit :

 

La division Das Reich, loin d'être à la recherche d'un officier capturé dans une commune voisine, n'a fait qu'appliquer la directive du 6 mai 1944 dictée par le général Jodl : « Des mesures collectives contre les habitants des villages entiers (y compris l'incendie de ces villages) doivent être ordonnés exclusivement par les commandants de division ou chef SS de la police. ». Il apparaît donc que les représailles ne visent pas exclusivement la population masculine, mais la totalité de la communauté. Or, Oradour sur Glane, et il en existe encore aujourd'hui des preuves irréfutables, n'était pas un bastion de la Résistance locale. Cette directive du haut commandement allemand démontre également que generalleutnant Heinz Lammerding (commandant de la 2ème SS panzer division) a lui même autorisé la mise à mort d'Oradour, battant en brèche les thèses selon lesquelles l'acte fut spontané et non planifié. Si l'on s'en tient au seul fait commis dans ce village du Limousin, l'exception peut donner lieu à de nombreuses supputations. Il suffit pourtant de récapituler la totalité des exactions commises par la Division das Reich de mai à juin 1944, 54 au total, pour comprendre que nous sommes en présence de faits répétitifs de pillages et exécutions sommaires érigés en règle absolue. Oradour sur Glane fut l'escalade inégalée dans l'horreur, mais malheureusement pas un cas isolé.

J’attends que S. Delogu me montre une « preuve irréfutable »

 

Je ne m’attarderai pas sur les « preuves irréfutables » qui viendraient démontrer qu’Oradour « n'était pas un bastion de la Résistance locale ». J’attends que S. Delogu en cite au moins une pour entreprendre la discussion.

 

Le document qui fonde sa démonstration

 

Finalement, toute sa démonstration repose la directive du 6 mai 1944, document très connu puisqu’il a été produit à Nuremberg sous la cote F-665(ii).

Une citation incomplète

 

Dans un premier temps, je note que S. Delogu le cite de façon incomplète. On lit au paragraphe 161 (je souligne le passage omis) : « Toutes ces mesures collectives contre les habitants de villages (parmi celle-ci l’incendie des localités) ne doivent être prises que dans des cas exceptionnels et ordonnés par les commandements de division ou des chefs de SS et de Police » [TMI, XXXVII, pp. 313-4].

Une argumentation inepte

 

Si, donc, S. Delogu avait pris soin de vérifier sa citation, il aurait pu dire qu’Oradour était l’un des « cas exceptionnels » prévus dans la directive, évitant ainsi le recours à un argument fallacieux : les « 54 exactions » commises par la division Das Reich. Ce rappel n’est pas innocent : il lui permet de présenter la destruction du village limousin comme un crime logiquement inscrit dans le cadre d’une politique meurtrière. Mais cet argument ne vaut rien : en effet, les « 54 exactions » dont il parle — sans les décrire, même sommairement — regroupent des exécutions sommaires d’une ou plusieurs personnes ainsi que des incendies de maisons isolées ou de hameau tels qu’ils ont eut lieu à Bretenoux, Calviac, Rouffignac etc. Or, loin d’être la preuve d’une quelconque politique criminelle, ces drames sont inévitables dans des régions soulevées contre l’occupant, régions où la présence de maquisards provoque des escarmouches quasi quotidiennes et nécessite des opérations de sécurisation. J’ajoute que ces représailles enregistrées à Albussac, Saint-Céré, Cahors, Carsac, Grolejac etc. sont sans commune mesure avec la destruction méthodique d’un village et le massacre général de sa population, femmes et enfants y compris. S. Delogu l’admet d’ailleurs lorsqu’il qualifie Oradour d’ « escalade inégalée dans l'horreur ». C’est évident : Oradour reste une exception en France. A Nuremberg, d’ailleurs, l’Accusation française ne put mentionner que cinq noms de « cités et village désormais morts » : Oradour-sur-Glane, Maillé, Cerisay, Saint-Dié, Vassieux-en-Vercors[1]. Voilà pourquoi, il est malhonnête d’invoquer ces « 54 exactions » pour prétendre que la destruction du village limousin se serait inscrite dans le cadre d’une politique bien rodée. On ne le répétera jamais assez : tout ce qui s’est passé à Albussac, Cahors, Bretenoux etc. est sans rapport avec le drame d’Oradour qui, lui, reste une exception… Et c’est justement ce caractère exceptionnel qui justifie une l’ouverture d’une véritable enquête afin de tenter de comprendre le fond de l’affaire.

Le syllogisme de S. Delogu

 

Cela dit, revenons au texte de S. Delogu. Pour lui, pas besoin d’enquête, il ne fait aucun doute que les femmes et les enfants d’Oradour ont été massacrés par les Waffen SS :  

 

La division Das Reich […] n'a fait qu'appliquer la directive du 6 mai 1944 dictée par le général Jodl […]. Il apparaît donc que les représailles ne visent pas exclusivement la population masculine, mais la totalité de la communauté […].

 

Le syllogisme utilisé pour bâtir cette démonstration est le suivant :

 

Majeure : « Une directive du 6 mai 1944 autorisait un général à ordonner des représailles collectives contre un village entier » ;

Mineure : « A Oradour, les Waffen SS ont appliqué cette directive » ;

Conclusion : « Les Waffen SS ont massacré les femmes et les enfants ».

 

A cette conclusion, S. Delogu en ajoute une deuxième :

 

Cette directive du haut commandement allemand démontre également que generalleutnant Heinz Lammerding (commandant de la 2ème SS panzer division) a lui-même autorisé la mise à mort d'Oradour, battant en brèche les thèses selon lesquelles l'acte fut spontané et non planifié.

 

Un lecteur superficiel ou peu au fait de la logique en déduira que, dans son Journal, F. von Brodowski a bien menti, donc que l’infâme Reynouard soutient une thèse fausse, relevant du « négationnisme condamnable ».

Une « démonstration » qui ne vaut rien

 

Cependant, que vaut cette démonstration ? Rien, tout simplement parce que la mineure (« A Oradour, les Waffen SS ont appliqué la directive de mai 44 ») n’est pas prouvée. Pour la prouver, S. Delogu aurait dû produire le message d’H. Lammerding autorisant la destruction du village. Mais ce message, personne n’a jamais été capable de le montrer, que ce soit sous la forme d’un original ou d’une simple copie. Et, de ce fait, personne n’a été capable d’en démontrer l’existence.

J’attends donc que S. Delogu produise ce message ou, à la rigueur, qu’il en démontre l’existence en se référant à d’autres pièces incontestables. Tant qu’il ne l’aura pas fait toute sa démonstration reposera sur une allégation gratuite et, par conséquent, devra être rejetée.

Les 642 victimes sont-elles une « preuve » ?

 

On me répondra peut-être que la démonstration est apportée par les 642 personnes massacrées à Oradour. Qu’il y ait eu 642 morts, dont plus de 500 femmes et enfants, personne ne le conteste. Mais ont-elles été « massacrées » par les Waffen SS, c’est-à-dire volontairement assassinées en masse dans le cadre de représailles ? C’est la question à laquelle il faut répondre, en commençant par s’intéresser au drame de l’église.

Le drame de l’église

 

Sur ce drame, que nous dit S. Delogu ? Après avoir concédé qu’ « un phénomène d'explosion » s’était bien produit dans le lieu saint, il commence par expliquer :

 

Il est en effet établi que les Allemands ont amorcé des fumigènes avant de tirer sur les femmes et les enfants puis lancer des grenades incendiaires. Cette chronologie est importante, puisqu'elle explique l'explosion et la présence de corps déchiquetés, pris en photo après le drame. En effet, il est établi que les fumigènes ont été tirés en premier lieu, ce qui aura une influence prépondérante sur la suite des évènements. Ces artifices sont conçus pour créer un écran de fumée à l'air libre : on imagine sans peine l'opacité qu'ils génèrent dans un lieu clos de murs. Il était donc impossible de voir à plus de 20 cm !

Affirmations sans preuve

 

« Il est établi », nous dit par deux fois S. Delogu. Mais il se garde bien de nous dire où et de nous citer les textes. On n’agit pas une telle légèreté lorsqu’il est question d’un « acte à jamais impardonnable » (comme il l’écrit lui-même). S’appuie-t-il sur une expertise ou un rapport d’enquête ? Qu’il en donne la référence et qu’il en cite au moins les passages clés.

Nos recherches

 

De notre côté, en l’absence d’expertise, nous avons étudié les témoignages, les dépositions des Waffen SS lors de l’instruction du procès de Bordeaux ainsi que les comptes rendus sténographiques des audiences. Dans sa réponse à Jean-Jacques Fouché, Yves C. a fait de même : il a confronté les « aveux » et les divers témoignages… A chaque fois, nous avons cité les passages clés en mentionnant les références du document. C’est seulement au terme d’une étude serrée, s’étalant sur plusieurs pages grand format, que nous avons conclu. J’invite S. Delogu à faire de même, c’est-à-dire à produire les textes qui lui permettent d’écrire : « Il est établi que… ». Nous les discuterons alors. Tant qu’il ne l’aura pas fait, sa démonstration, bâtie sur du vide, ne vaudra rien…

S. Delogu paraît ignorer les méthodes de la Résistance

 

Toujours à propos de l’église, S. Delogu assène :

 

de manière logique, des explosifs n'auraient jamais été stockés dans une église, où la population se rassemblait chaque dimanche, en raison de risques majeurs que chacun mesurera aisément.

 

De la part d’un individu qui recourt à un syllogisme totalement illégitime, l’invocation de la « logique » est savoureuse. D’ailleurs, nous allons voir que S. Delogu reste fidèle à lui-même. Quelques lignes plus bas, en effet, il écrit que le « matériel de sabotage » utilisé par les maquisards « se composait en règle générale de plastic ou Trinitrotoluène (TNT) » et précise :

 

le plastic et le TNT sont insensibles aux chocs et ne peuvent être amorcés qu'à l'aide de détonateurs produisant une déflagration brisante.

 

J’en déduis que les « risques majeurs » n’étaient pas si élevés que cela. C’est sans doute la raison pour laquelle l’histoire de la Résistance offre de nombreux cas d’églises ou de chapelles transformées en arsenaux, sans qu’un seul accident n’ait été à déplorer. Dans notre ouvrage paru en 1997, nous avons évoqué le cas de Siorac-en-Périgord, où « le gros des armes » avait été caché « sous le toit de l’église », et de Louin, où le « clocher a[vait] servi de cachette d’armes, en 1944 »[2]. Depuis, d’autres documents nous sont parvenus. Dans Maquis de Gascogne, Raymond Escholier écrit :

 

Pendant la journée, un véritable travail d’armurier et d’artificier doit se faire derrière les portes fermées d’une chapelle. Le bon curé donne la main. Les mitraillettes sont sous le maître-autel : l’autel meublé… [p. 67].

 

Au presbytère de Panjas, transformé en PC, comme l’église en arsenal, les volontaires se pressent de plus en plus nombreux [p. 139].

 

Quand on connaît l’abbé Tales, quand on sait comment il transforma son église en arsenal… [p. 53].

 

C’est là, entre ces murs étroits, dans ce modeste sanctuaire campagnard, transformé longtemps en arsenal, c’est là que cet admirable chef de maquis… [p. 201]

 

Ces méthodes n’étaient pas l’apanage du Sud. En janvier 1999, des ouvriers qui restauraient l’église de Virton (en Belgique, près de la frontière avec le Luxembourg) découvrirent, caché dans le plafond, un arsenal qui dormait là depuis plus de cinquante ans[3]. Cinq ans plus tard, Fernande Simon, la veuve d’un Résistant, décrivit ainsi les actions du « réseau Hector » auquel appartenait son mari figuraient : « repérage de terrains pour le parachutage, planques d’armes dans le clocher de Loisail etc. »(voir l’article). Loisail est une petite ville de l’Orne, dans l’Ouest de la France.

 

(Pour plus d’informations, cliquez ici)

 

Bref on découvre que des Pyrénées à la Belgique, les maquisards transformaient — avec la complicité des curés — les presbytères et les églises en arsenaux clandestins, stockant des armes et des munitions dans les autels, sous les combles et dans les clochers.

 

Loin, donc, d’être convaincant, l’argument de S. Delogu ne fait au contraire que trahir son ignorance.

 

L’ignorance d’un individu qui n’a pas pris la peine de lire notre livre

S. Delogu nous prête des thèses que nous n’avons jamais avancées

 

Cette ignorance, il la montre en de nombreuses occasions. Par exemple, lorsqu’il écrit :

 

On mesurera sans peine l'incohérence de l'argumentaire de Vincent Reynouard, pour qui le matériel de sabotage a explosé accidentellement, sans intervention externe, c'est à dire de manière miraculeuse et spontanée.

 

Si S. Delogu avait pris soin de consulter notre livre, il aurait lu, dans la sixième partie, le chapitre intitulé : « Qui provoqua l’explosion de l’église ? » (pp. 201 à 210). Certes, les hypothèses avancées à ces pages peuvent être discutées, puisque nous sommes ici dans la zone la plus obscure du drame, mais notre contradicteur aurait pu s’apercevoir que jamais nous n’avons même évoqué la possibilité d’une explosion « miraculeuse et spontanée ». Pour nous, il va de soi que la mise à feu de l’arsenal clandestin nécessita une intervention extérieure, volontaire ou non.

 

Nous n’avons jamais prétendu que les femmes et les enfants auraient fui à l’église

 

Persuadé que nous sommes entièrement fondés sur le Journal de F. von Brodowski, S. Delogu prétend également que, selon nous, les femmes et les enfants auraient échappé aux SS et se seraient « réfugiés » dans l’église. Il se gausse :

 

On imagine mal comment les femmes ont — collectivement qui plus est — pris la décision de se retrancher dans l'église, où se trouvaient des explosifs, ce qu'elles ne pouvaient bien évidemment ignorer, tout au moins celles d'entre elles en relation avec la Résistance. Cette affirmation est bien évidemment contraire à toute logique, encore faut-il que plus de 400 femmes et enfants désarmés aient trouvé le moyen d'échapper à la surveillance rapprochée de leurs bourreaux. Toute personne ayant visité les ruines d'Oradour aura remarqué qu'un large parvis entoure l'église et que ce no man's land aurait été fatal aux fuyards.

 

Là encore, si S. Delogu avait lu notre livre, jamais il n’aurait proféré une telle énormité. Je le renvoie à la page 149 où nous avons écrit : « les femmes et les enfants furent séparés des hommes et conduits à l’église ». Conduits par les Waffen SS, bien entendu. Par conséquent, jamais nous n’avons prétendu qu’il y aurait eu une fuite générale des femmes et des enfants vers le lieu saint.

Saut de Mme Rouffanche : S. Delogu se couvre de ridicule

 

Mais où S. Delogu se couvre de ridicule, c’est lorsqu’il lance à propos du saut de Mme Rouffanche :

 

Marguerite Rouffanche, seule rescapée féminine, ne se trouvait pas dans l'église. Vincent Reynouard justifie cette théorie par un calcul physique qui voudrait qu'en raison du dénivelé, cette femme déjà blessée aurait dévalé le contrefort situé trois mètres plus bas et s'y serait brisé le crâne. Décidément, notre historien négationniste connaît bien mal l'histoire d'Oradour-sur-Glane. En réalité, Mme Rouffanche ne fut pas la seule à s'extraire de l'église : une seconde femme et son enfant l'ont précédée. Mortellement blessés, ils ne survivront pas plus de quelques minutes et c'est sur leurs corps que chutera la malheureuse.

 

Pauvre S. Delogu ! C’est lui qui n’y connaît rien :

- dans notre ouvrage nous avons longuement évoqué le cas cette femme et de son enfant (pp. 206 à 208). Nous sommes donc loin de l’ignorer et d’ignorer l’histoire du drame ;

- dans ses témoignages de 1944 et de 1953, Mme Rouffanche a toujours déclaré que la femme l’avait suivie et non précédé dans sa fuite : « Ayant levé les yeux, raconta-t-elle le 30 novembre 1944, je me suis aperçue que j’avais été suivie dans mon escalade par une femme qui, du haut de la fenêtre, me tendait son bébé. Elle se laissa choir près de moi » (voir le témoignage) ;

 

Par conséquent, jamais Mme Rouffanche n’est tombée sur leurs corps. Elle l’a toujours dit : c’est elle qui a (ou, plus exactement, qui aurait) sauté la première. S. Delogu invente (ou reprend les inventions d’autres) pour tenter d’expliquer comment l’unique rescapée de l’église aurait pu faire un saut de plus de 3 mètres sans se blesser. C’est lui qui n’y connaît rien et qui manipule la vérité, pas nous…

Invité à débattre, S. Delogu se débine comme un péteux

 

Telles sont les réflexions qui me sont venues à la lecture de l’article mis en ligne par l’équipe de Juin 44. Sachant que la « démonstration » de S. Delogu était un assemblage branlant d’affirmation sans preuves ou totalement erronées, j’ai tout de suite voulu le mettre au pied du mur. J’ai lui donc écrit un message électronique dans lequel je lui proposais un débat contradictoire sur le drame d’Oradour.

Mon premier message

 

Ce message, le voici :

 

Cher Monsieur Delogu,

 

Sur le site de votre revue, vous avez attaqué la thèse que je défends à propos du drame d'Oradour-sur-Glane. C'est naturellement votre droit le plus strict et je ne saurais vous en faire grief.

 

Mais il faut maintenant prendre vos responsabilités. Je vous propose un débat contradictoire sur le drame d'Oradour. Vous contre moi. L'un en face de l'autre. Avec ou sans public (cela n'a aucune importance), avec deux caméras qui enregistreront la totalité du débat (l'une braquée sur vous, l'autre sur moi), le tout en présence d'un huissier qui s'assurera que tout est bien enregistré et ensuite copié en deux exemplaires, l'un vous revenant, l'autre me revenant, avec la possibilité pour chacun d'en faire ce qu'il veut (y compris de le diffuser sous forme d'un DVD).

 

M.Delogu, vous m'avez attaqué publiquement. Je le répète, c'est votre droit. Mais ce droit implique un devoir : accepter le débat avec celui que vous avez attaqué et qui souhaite se justifier au cours d'une confrontation loyale.  

J'aurais certes pu vous envoyer un long droit de réponse. Mais cela ne m'intéresse pas. Ce que je veux, c'est être confronté directement à celui qui m'a attaqué.

 

J'espère donc avoir bien vite de vos nouvelles pour que nous puissions organiser le débat que je réclame.

Dans l'attente, je vous prie de croire, Cher Monsieur, en l'expression de mes sentiments choisis.

 

V.R.

S. Delogu paraît accepter la confrontation

 

C’était le 27 juin en fin de soirée. Quelques heures plus tard — ô miracle de la technique — je reçus la réponse suivante :

 

Tue, 27 Jun 2006 23:25:38 +0200

De: "Stephane Delogu" <juin1944@wanadoo.fr>

À: "Vincent Reynouard" <vincentreynouard@yahoo.fr>

 

cher Monsieur Reynouard, je constate avec plaisir que mon éditorial est largement lu, mais c'est son but. Je suis passionné d'histoire, je ne me prétends pas historien par simple pudeur. J'ai écouté vos arguments sur la base de votre support vidéo et les ai étudiés attentivement. Je n'ai pas pour habitude de me jeter dans la gueule du loup, les huissiers font partie d'un monde que je ne côtoie pas. De ce fait, ne comptez pas sur moi pour accepter un débat dans ces conditions. Je vous propose un autre type de débat plus historien et moins procédurier. Je vous invite donc à une soirée débat publique, au mémorial de CAEN, sans huissier mais avec face à vous la mémoire des 642 victimes d'Oradour sur Glane. Je doute que vos conditions soient les miennes. Je n'accepte pas d'autre part, une caméra par intervenant mais deux caméras filmant l'ensemble du débat, cela évite les manipulations ultérieures.

 

En substance, je n'affronterai jamais un historien négationniste de front sur un terrain choisi par lui, ce serait tomber dans un piège de la manière la plus naïve qui soit. Si vous acceptez mes conditions, je suis partant et serein. Bien à vous. J'attends bien sûr que vous me précisiez de quoi nous débattrons : De la colère de Vincent Reynouard à l'encontre d'un éditorialiste ou plus strictement des faits concernant le massacre de la population d'Oradour-sur-glane par un détachement du régiment Der Fuhrer ?

 

Ps : votre mail sera publié à titre du droit de réponse dans le prochain numéro du mag.

 

Stephane Delogu

 

Il va sans dire que ce message m’enthousiasma. Car malgré les réserves exprimées (« je n'affronterai jamais un historien négationniste de front sur un terrain choisi par lui »), l’auteur avait écrit « noir sur blanc » :

 

Je vous invite […] à une soirée débat publique, au mémorial de CAEN, sans huissier mais avec face à vous la mémoire des 642 victimes d'Oradour sur Glane.

[…] J'attends bien sûr que vous me précisiez de quoi nous débattrons : De la colère de Vincent Reynouard à l'encontre d'un éditorialiste ou plus strictement des faits concernant le massacre de la population d'Oradour-sur-glane par un détachement du régiment Der Fuhrer ?

 

De façon très claire, S. Delogu acceptait de débattre sur le drame d’Oradour.

J’accepte les conditions de S. Delogu

 

Je m’empressai donc de lui répondre ce qui suit :

 

Wed, 28 Jun 2006 02:59:47

 

Cher Monsieur,

 

Je m'empresse d'accepter vos conditions :

 

- un débat public entre vous et moi au Memorial de Caen ; vous d'un côté, moi de l'autre. Accès libre pour le public qui souhaitera venir. Au terme du débat entre vous et moi (je pense que deux ou trois heures seront nécessaires), le public pourra intervenir pour poser des questions.

 

- deux caméras filmant le débat ;

 

- sujet : « la matérialité des faits dans le drame d'Oradour-sur-Glane », car il va de soi que je n'ai aucune colère contre vous.

 

En espérant vous lire bientôt (afin que nous convenions d'une date et des modalités du débat), je vous prie de croire, Cher Monsieur, en l'expression de mes sentiments choisis.

 

V.R.

S. Delogu ne répond pas

 

J’attendis la réponse avec impatience. Mais cette fois, rien ne parvint. Immédiatement, je compris que S. Delogu avait voulu me tendre un piège : il m’avait répondu persuadé que je refuserais ses conditions, ce qui lui aurait permis de dire qu’il avait accepté le débat et que je m’étais lamentablement défilé. Cependant, mon acceptation imprévue l’avait pris à son propre piège.

Je relance S. Delogu

 

Un mois passa et le 2 août, je décidai de le relancer en lui envoyant le message suivant :

 

Cher Monsieur,

 

Je n'ai toujours reçu aucune réponse de votre part. Je m'inquiète à l'idée de ne pas pouvoir participer à un débat public que j'attends depuis si longtemps. Donc, je vous envoie à nouveau mon dernier message qui reste d'actualité :

 

[Texte du message du 28 juin]

 

J'espère vous lire très bientôt afin que nous convenions d'une date et des modalités du débat.

 

Bien à vous.

 

V. Reynouard

S. Delogu refuse la confrontation loyale

 

Je n’attendais aucune réponse. Mais quelques heures après, j’en reçus une. Sans surprise, S. Delogu reculait et refusait la confrontation loyale :  

 

Wed, 2 Aug 2006 14:08:31

 

Monsieur Reynouard,

 

un débat est un principe vis à vis duquel je ne suis pas opposé, mais j'ai d'autres objectifs bien plus importants en ce moment, d'autant que l'histoire d'Oradour est parfaitement établie, tout au moins pour les grandes lignes et je n'ai aucune envie de dépenser mon énergie à tenter de vous convaincre. Pour ma part, je ne servirai pas de pâture à un négationniste, soyez en convaincu.. Vous servir de moi pour imposer vos idées ne me plait pas davantage, ni ne m'intéresse. Les faits sont là , vos théories sont de l'affabulation (ce qui vous regarde et n'engage que vous) autant qu'elles dédouanent les bourreaux d'Oradour (ce qui est beaucoup plus grave)

Dans l'attente, il vous est tout à fait possible de débattre sur votre forum, même si, je le crois, vous recherchez avant tout du sensationnel, ce qui, vous voudrez bien le prendre en compte, est loin d'être mon cas.

Donc, peut être un jour, lorsque mon emploi du temps me le permettra. Nous vous attendons donc sur notre forum, lieu plus intimiste et nettement moins polémiste, bien que je doute de vous y voir.

 

Cordialement

 

Stephane Delogu

 

PS : fixer les modalités du débat ?...pffff , Monsieur Reynouard, nous ne sommes pas au champ de Mars, l'époque est dépassée...

Je mets S. Delogu face à ses contradictions

 

Face à cette pitoyable dérobade, je répondit ce qui suit :

 

Le 5 août

Cher Monsieur,

 

Merci beaucoup pour votre message.

 

Dans votre message du 27 juin, vous m'aviez écrit (je souligne) :

 

« Je vous invite donc à une soirée débat publique, au mémorial de CAEN, sans huissier mais avec face à vous la mémoire des 642 victimes d'Oradour sur Glane. Je doute que vos conditions soient les miennes. Je n'accepte pas d'autre part, une caméra par intervenant mais deux caméras filmant l'ensemble du débat, cela évite les manipulations ultérieures.

En substance, je n'affronterai jamais un historien négationniste de front sur un terrain choisi par lui, ce serait tomber dans un piège de la manière la plus naïve qui soit. Si vous acceptez mes conditions, je suis partant et serein. Bien à vous. J'attends bien sûr que vous me précisiez de quoi nous débattrons : De la colère de Vincent Reynouard à l'encontre d'un editorialiste ou plus strictement des faits concernant le massacre de la population d'oradour sur glane par un détachement du régiment Der Fuhrer ? »

 

J'en déduis :

 

1°) Que vous m'avez invité à une « soirée débat publique » avec « deux caméras filmant l'ensemble du débat » ;

2°) Qu'à cette condition, vous étiez « partant et serein » ;

3°) Que vous me demandiez de préciser sur quoi nous débattrions, me proposant de discuter « des faits concernant le massacre de la population d'Oradour ».

 

Je me suis empressé d'accepter vos conditions : une soirée débat publique au Mémorial, avec tout d'abord un débat entre vous et moi, puis ensuite avec la participation du public.

 

Or, aujourd'hui, vous vous défilez en écrivant :

 

- 1°) « je n'ai aucune envie de dépenser mon énergie à tenter de vous convaincre ». Mais il ne s'agit pas, en premier lieu, de me convaincre. Il s'agit, comme je vous l'ai écrit dans mon premier message, de prendre vos responsabilités : vous m'avez publiquement attaqué dans un article portant votre signature ; la justice exige que vous acceptiez de soutenir vos accusations devant celui que vous avez attaqué lorsqu'il souhaite se défendre. 

 

2°) « Pour ma part, je ne servirai pas de pâture à un négationniste, soyez en convaincu ». Il n'est pas question de « servir de pâture », mais de discuter loyalement. De plus, puisque, selon vous, mes « théories sont de l'affabulation », c'est moi qui servirai de pâture...

 

3°) « Vous servir de moi pour imposer vos idées ne me plait pas davantage, ni ne m'intéresse. » Imposer mes idées ? Il n'en est pas question, au contraire, puisque nous débattrons loyalement.

 

4°) « Les faits sont là, vos théories sont de l'affabulation (ce qui vous regarde et n'engage que vous) autant qu'elles dédouanent les bourreaux d'Oradour (ce qui est beaucoup plus grave) ». « Les faits » ? C'est justement d'eux que je veux débattre. Et c'est précisément au terme d'un débat loyal qu'on pourra dire qui se trompe et qui dit la vérité. Vous n'avez pas le droit de répondre unilatéralement à la question qui est l'objet du débat pour... refuser ce débat. C'est totalement illogique (voire malhonnête).

D'ailleurs, je vous rappelle que dans votre précédent message, vous m'avez demandé sur quoi je voulais débattre, me proposant de discuter « des faits concernant le massacre de la population d'Oradour ». Votre proposition était-elle donc hypocrite ?

 

5°) « Dans l'attente, il vous est tout à fait possible de débattre sur votre forum, même si, je le crois, vous recherchez avant tout du sensationnel. ce qui, vous voudrez bien le prendre en compte, est loin d'être mon cas. » Je ne cherche pas le sensationnel, je souhaite être confronté publiquement à celui qui, publiquement, a attaqué mes thèses ; je réclame un débat loyal, face à face. 

 

6°) « Donc, peut être un jour, lorsque mon emploi du temps me le permettra ». Pratique, le coup de l'emploi du temps trop chargé, mais un peu éculé comme dérobade. De plus, vous avez trouvé le temps de rédiger un long article pour attaquer mes thèses ; la justice exige que vous trouviez un peu de temps pour une confrontation loyale avec celui que vous avez attaqué (une soirée, ça se trouve...).

 

7°) « Nous vous attendons donc sur notre forum, lieu plus intimiste et nettement moins polémiste,  bien que je doute de vous y voir ». Le 27 juin, pourtant, vous m'avez écrit : « Je vous invite donc à une soirée débat publique (...) avec face à vous la mémoire des 642 victimes d'Oradour sur Glane. » Cette invitation était donc hypocrite ?

 

Je persiste donc à réclamer, dans le cadre d'une soirée débat publique au Mémorial (comme vous me l'avez proposée), une confrontation loyale entre vous et moi.

 

En attendant de vous lire, je vous prie, Cher Monsieur, de croire en l'expression de mes sentiments choisis.

 

Vincent Reynouard.

S. Delogu perd son sang-froid

 

S. Delogu s’empressa de me répondre. Mais cette fois, le ton utilisé trahissait l’affolement de l’individu pris à son propre piège et mis face à ces contradictions :

 

Le 5 août

 

Monsieur,

 

et ce sera la mon dernier message, je ne répondrai plus à quoi que ce soit vous concernant. La seule chose dont j'ai envie est de vous coller mon pied au derrière, au regard des propos que vous tenez et des arguments scabreux qui souillent la mémoire des victimes d'Oradour..... vous aviez envie d'entendre ce que j'ai écrit, c'est ce que j'ai fait... vous ne pensiez pas sérieusement que j'accepterais de perdre mon temps à ce point ? si oui, c'est bien dommage

je me fiche royalement de vos caméras, huissiers, débats en vase clos, circonstances atténuantes à l'égard de la Waffen SS, tout cela me donne seulement envie de vomir.

Restez ou vous êtes M. Reynouard, personne ne souhaitera jamais débattre avec vous et surtout pas moi.

bon vent

Je promets de révéler publiquement les méthodes de S. Delogu

 

Prenant acte de sa capitulation avant même le début de la bataille, je me contentai de lui répondre le lendemain :

 

Le 6 août

 

Cher Monsieur,

 

« Courage, fuyons », telle devrait être votre devise.

 

Je constate que toutes vos propositions étaient hypocrites et que, mis au pied du mur, vous vous êtes débiné comme un péteux.

Je ne pensais pas que vous jetteriez si vite l'éponge.

 

Nous publierons prochainement l'intégralité de notre correspondance e-mail ainsi que votre article et notre réfutation.

 

A bientôt, Cher Monsieur.

 

 

Vincent Reynouard

S. Delogu me menace du tribunal

 

Probablement consterné à l’idée d’être publiquement démasqué, S. Delogu s’empressa de m’envoyer un message me menaçant du tribunal :

 

6 août

 

Publiez mon article si vous le souhaitez, il est de portée publique. En revanche, notre correspondance e-mail relève du privé, je ne vous en donne donc pas l'autorisation. En conséquence, le non respect de cette notion fera l'objet d'un dépôt de plainte auprès du TGI de CAEN. Vous voilà prévenu.

 

Je me réjouis d'être la cible des négationnistes de l'ANEC, c'est un honneur que vous me faites, merci encore. En notant que les gens tels que vous ont besoin de ces joutes malsaines pour exister, c'est votre seul faire valoir..... et c'est bien pour cela que jamais il n'y aura de débat pour ce qui me concerne, on ne pactise pas avec le diable... on le combat.

Je donne rendez-vous à S. Delogu au tribunal

 

S. Delogu me fit penser au roquet qui fuit en aboyant ! Trois jours plus tard, je lui répondis ainsi :

 

Le 9 août 2006

 

Très Honoré M. Delogu,

 

Merci beaucoup pour votre message.

 

Je m'attendais à votre réponse : on se débine comme un péteux devant celui qu'on a attaqué publiquement, on ne lui offre pas le droit d'être confronté loyalement et publiquement à son accusateur, mais il ne faut pas que cela se sache.

 

Vos méthodes sont vraiment celles d'un coquin.

 

Il va de soi que je me moque totalement de vos menaces. Je publierai notre correspondance e-mail, non seulement dans notre revue, mais aussi sur notre site Internet. Ainsi, tout le monde pourra connaître vos méthodes de malhonnête.

 

Et vous, vous irez vous réfugier, comme tous les individus de votre acabit, dans les jupes de la Justice. Je vous comprends. C'est votre seul recours, puisque, intellectuellement, vous ne faites pas le poids. Et vous le savez très bien. Toutes vos raisons alléguées pour refuser le débat loyal sont évidemment irrecevables. Votre dernier message ne fait pas exception : alors que je demande, au nom du principe de justice, une confrontation loyale avec mon accusateur, vous parlez de « joutes malsaines » que je réclamerais « pour exister ». Pitoyable dérobade assurément ! Réclamer le droit de s'expliquer face à son accusateur n'est pas vouloir une « joute malsaine »... De plus, j'affirme que je n'ai pas besoin de vous et des individus de votre acabit pour exister. La meilleure preuve, c'est vous-même qui l'avez apportée : si je n'avais pas existé, vous n'auriez pas pris sur le peu de temps dont vous disposez (j'ai cru comprendre que vous étiez un homme très occupé) pour rédiger un article afin de réfuter mes thèses. On ne réfute pas ce qui est inexistant.

 

Vous terminez votre message en écrivant : « on ne pactise pas avec le diable... on le combat. » Sous la plume de quelqu'un qui se débine comme un péteux lorsque l'ennemi point le bout de son nez, c'est assez impudent.

 

Je vous donne donc rendez-vous prochainement devant le TGI de Caen, lorsque vous aurez courageusement porté plainte à la suite de la publication de notre correspondance e-mail. J'aurai le plaisir de faire votre connaissance (du moins je l'espère...). Si vous venez, n'oubliez pas l'eau bénite et le goupillon, puisque vous serez face au diable, et n'oubliez pas de bien vous chausser, puisque vous aurez alors l'occasion de lui mettre votre pied au derrière (comme vous en avez manifesté l'envie dans votre avant-dernier message).

S. Delogu avoue lui-même que sa proposition de débat était hypocrite

 

Sans surprise, S. Delogu ne répondit rien. Mais quatre jours plus tard, dans un forum de discussion sur Internet[4], il écrivit (je souligne) :

 

bonjour à tous, la réponse à mon article paru dans le mag de juin et consacré à un négationniste prétendant affirmer que le massacre d'Oradour sur Glane n'est qu'une mascarade n'a pas traîné, l'auteur mis en cause s'est manifesté

 

en effet, M. Reynouard, offusqué de ma contre-enquête démontrant les techniques des négationnistes, m'a proposé un débat contradictoire, avec huissier de justice et caméra (l'une braquée vers lui, l'autre vers moi.... ce qui permet d'ailleurs de truquer ensuite l'entretien) j'ai décidé de m'engouffrer dans le boulevard, et lui ai proposé mieux que cela : un débat public au mémorial de CAEN  ... Etant entendu que jamais je n'en n'ai eu l'envie dans la réalité.... c'était juste pour voir.

 

Le 25 août, il confirma en écrivant à ses lecteurs :

 

Contrairement à ce que vous auriez pu comprendre, il n'y aura pas et il n'y aura jamais de débat avec un négationniste. C'est par pure dérision que j'ai proposé un débat au mémorial de Caen ! Du reste, je n'ai pas les « appuis » nécessaires pour mener à bien une telle entreprise, le Mémorial n'est pas une cour de récré ou chacun peut organiser une soirée thématique à sa guise.

Même si j'avais eu pour projet de me retrouver confronté à M. Reynouard, je doute qu'on m'en ait donné l'opportunité, l'individu en question étant connu comme le loup blanc dans les milieux historiques.

Je ne vois pas l'intérêt de convaincre une personne que rien ne convaincra de l'ignominie de ses écrits. Ainsi que je l'ai précisé à M. Reynouard, on ne traite pas avec le diable, on le combat.

 

C’est clair, S. Delogu n’avait jamais eu l’intention de débattre avec moi : il avait donc menti dans sa lettre. Mais le piège qu’il m’avait tendu s’était retourné contre lui, ce qu’il cachait soigneusement à ses lecteurs.

S. Delogu fanfaronne

 

Car avec une rare impudence, ce lâche qui fuyait face à un adversaire déterminé terminait ainsi son message :

 

Inutile de vous dire que je suis quelque part heureux de voir que le Mag'44 donne des maux de tête aux négationnistes, j'en serais presque flatté.

 

Or, il va de soi que jamais sa prose intellectuellement très indigente ne m’a donné le moindre mal de tête. Ce qu’il qualifie de « contre-enquête » sur Oradour n’est qu’une compilation misérable et hâtive d’arguments spécieux et d’assertions non démontrées. Quant à ses courriers, je me suis bien amusé en y répondant et en observant le changement rapide de ton, un changement qui trahissait la perte de sang-froid d’un homme pris dans son propre filet.

Daniel Laurent l’intrépide… qui jette tout de suite l’éponge

 

S. Delogu ne fut pas le seul à jeter l’éponge. Dans son message du 9 août, il invitait ses amis à visiter notre site en précisant : « Nous vous invitons à la visite de ce site, même s’il donne la nausée au bout de quelques instants. Roger Lenevette et Daniel Laurent sont conviés à prendre un peu de valium avant de le faire ... »

D. Laurent promet de « semer la panique » chez nous

 

Cinq jours plus tard, ce D. Laurent intervint sur le forum de discussion en écrivant :

 

Bonsoir,

Je n'ai pas besoin de Valium pour aller lire ce genre de falsifications négationnistes, Stéphane, mais merci pour ton aimable pensée. Mes promenades dans les poubelles de l'histoire m'ont donné le blindage nécessaire.

 

Le site en question, effectivement ahurissant, reprend les charabias de Faurisson, de Irving et autres manipulateurs qui ont été démontés, écrabouillés, ridiculisés, voire emprisonnés depuis belle lurette. Rien de nouveau, rien de neuf, rien de plus, les mêmes éternelles manipulations, déjà écrabouillées et ridiculisées mille fois, et qui reviennent.

 

Pour ce qui me concerne, je me demande sincèrement s'ils valent autre chose que de lever la patte gauche sur eux pour m'y soulager (Désolé, je suis gaucher. Droitiers bienvenus).

 

La levée de bouclier ici, que je comprends, partage et soutiens, est-elle nécessaire ? N'est-ce pas faire de la publicité à ces menteurs professionnels que d'en parler sur ce forum ?

 

La Faculté, les Historiens, la Science, les ont réduits à néant. Certains tentent de revenir, enfin ceux qui ne sont pas encore en prison. Que faire ?

 

Recommencer à les démonter ? Cela a déjà été fait, et en profondeur.

Argumenter encore ? Pourquoi faire ? Je veux dire, existe-t-il encore de nos jours de jeunes esprits capables d'être convaincus, piégés par ces manipulations ignobles ? Malgré tout le travail que nous avons fourni, depuis des années, pour ce faire, espérant que c'était fait une bonne fois pour toutes ?

 

Si vous pensez que oui, je serais d'une part déçu et d'autre part prêt à remonter au front. Bien que rabâcher encore et encore les mêmes vérités indiscutables que certains discutent me semble, parfois, un peu fatiguant. Je vieillis, certes, mais, si c'est nécessaire, retournons-y.

 

Et notre redresseur de torts terminait ainsi :

 

Je vais maintenant aller exploiter les e-mail et liens donnés sur ce fil pour voir s'il m'est possible de mettre chez les menteurs le genre de panique que, comme certains ici le savent, je peux, quand je suis en colère, mettre sur un forum.

Mais, sur ce coup-la, ni Blackdeath ni Prosper ne me suggérerons le calme et le sang-froid.

 

Bref, avec Daniel Laurent, les révisionnistes allaient une nouvelle fois se débander… 

D. Laurent écrit à H. Verbeke

 

Le même jour, en effet, H. Verbeke reçut le message électronique suivant :

 

From: Daniel Laurent

To: verbekeherbert@yahoo.com

Sent: Monday, August 14, 2006 4:33 PM

Subject: Votre Site

 

 

Cher Monsieur,

Votre Site Internet :

http://www.vhofrance.org présente a mon humble avis, deux défauts majeurs :

 

Le premier est de ne reprendre que des arguments déjà avances par des falsificateurs négationnistes comme Rober Faurisson, Davis Irving et d'autres, qui ont été complètements démontés, voire ridiculisés par les historiens professionnels, sans rien rajouter. La mise en ligne de falsifications reconnues ne vous permettra pas de convaincre qui que ce soit, ceux qui s'y sont aventurés avant vous ayant été piteusement démolis.

 

Le second est que vous ne donnez, mis à part votre adresse e-mail, aucune possibilité de dialogue. Car vous craignez le dialogue, qui ne peut que vous être préjudiciable, dans la mesure ou ce que vous annoncez, clichés éculés de la propagande négationniste, est absolument intenable quand confronte à certaines vérités historiques et certains arguments des historiens.

 

Je vous mets au défi, pour le temps ou votre site Internet sera toujours en ligne, d'y créer un forum ou les avis contraires à vos délires pourront être exposés.

 

Mais je n'ai aucune illusion.

Vous n'avez ni les moyens ni le courage d'accepter le débat.

Ni, probablement, la politesse élémentaire de répondre à mon message.

 

Cordialement

 

Daniel Laurent.

D. Laurent ignore tout du révisionnisme…

 

Ce message est digne de figurer en bonne place dans les annales de l’impudence et de l’ignorance satisfaite d’elle-même. Car il va de soi que ce D. Laurent ne connaît rien au révisionnisme. Il en a apporta d’ailleurs lui-même la preuve lorsque, le 25 août, sur un forum Internet, il écrivit :

 

Une anecdote : un jour, Faurisson a envoyé un de ses « disciples » en mission dans les archives d'Auschwitz pour y chercher du matériel utile pour leur « cause ». Désolé, [je ne] me souviens plus du nom.

Ce disciple en est rentré persuade que... la Shoah avait bien eu lieu et a laissé tomber[5].

 

D. Laurent voulait naturellement parler du fameux Jean-Claude Pressac. Mais il était incapable de se souvenir de son nom. Preuve qu’il ne connaît absolument pas le dossier…

… mais se croit très documenté

 

Et pourtant, il se croit très documenté et accuse les révisionnistes d’ignorance. Dans un message du 24 août sur le même forum, il écrivit (sans rire) à un autre intervenant :

 

Ceux qui, comme toi, moi et les membres de ce forum, ont des idées claires, documentées et élaborées sur ce sujet préféreraient ne pas avoir à s'occuper des falsificateurs négationnistes et laisser le soin à la police de les mettre en taule, car, franchement, c'est ennuyeux d'avoir à encore et toujours les démonter et exposer leurs mensonges et leurs manipulations de la vérité historique.

Mais, hélas, ils [les révisionnistes] ont un public, qui, généralement, allie l'ignorance et l'inculture à la frustration et la haine, terreau fertile pour le développement de ce genre de « théorie ».

Le révisionnisme, dernier tabou

 

D’autres, en revanche, ne cachent pas que, sur la question, mieux vaut rester ignorant. Toujours sur le même forum, un certain « Caskou » a écrit :

 

Je crois sincèrement qu'il faut les combattre uniquement par la justice et non par débat public, ils trouveront TOUJOURS des arguments (même s'ils ne tiennent pas la route). Le mieux est d'éviter de les « côtoyer » de prêt ou de loin, et de garder ses distances à cette peste visqueuse, il n'y a rien de tel que l'ignorance.

 

Nous trouvons-là un exemple typique de réaction face à ce qu’il convient d’appeler un tabou. En effet, que dit « Caskou » ? Je sais qu’ « ils » ont des arguments, mais je ne veux pas les connaître, donc je dis d’emblée que leurs arguments « ne tiennent pas la route » ; et s’ils veulent les exposer publiquement, alors j’en appelle à la répression légale pour faire taire ces transgresseurs.

Le révisionnisme est bel et bien devenu le tabou moderne.

H. Verbeke répond à D. Laurent

 

Mais passons. L’avantage, quand on propose un débat, est de pouvoir tout de suite mettre ce genre d’individu au pied du mur. Le 22 août, H. Verbeke envoya à D. Laurent la lettre suivante :

 

Cher Monsieur,

 

Merci pour votre message franc et direct.

 

Comment pouvez-vous prétendre que nous craignons le dialogue, puisque nous proposons un débat sur l'Holocauste ?

 

Nous réclamons une confrontation directe et loyale avec ceux qui souhaitent nous contredire (il va de soi que cette confrontation serait filmée sous au moins deux angles et qu'une copie serait donnée à chacune des parties). Puisque les « délires » des « négationnistes » sont si aisément réfutables, vous n'avez rien à craindre d'un débat, bien au contraire. Qu'attendez-vous donc pour relever le défi que nous lançons, ce qui vous permettra de nous ridiculiser ?

 

Acceptez-vous ce débat ? Si oui, écrivez-nous pour que nous l'organisions ensemble. Si non, tant pis.

 

Veuillez, Cher Monsieur, croire en l'expression de nos sentiments choisis.

 

H.V.

D. Laurent ne répond pas et nous prête de mauvaises intentions

 

Sans surprise, D. Laurent ne répondit pas. Il se contenta d’intervenir le 26 août sur un forum en écrivant :

 

Bonjour,

 

J'ai envoyé un e-mail à Herbert Verbeke, le Webmestre du torchon dont nous parlons ici. Un de ces messages au vitriol dont j'ai le chic quand je suis en colère. Peu utile, mais cela me fait du bien.

 

J'ai reçu une réponse :

 

[Texte de notre réponse]

 

Leurs sentiments choisis... je les vois d'ici.

 

Ils semble donc qu'ils répondent de la même manière à tout le monde, puisqu'ils proposent la même manip que celle dont nous parlait Stéphane [Delogu].

 

A priori, ils recherchent avec insistance des volontaires pour les piéger, puis ensuite falsifier un peu les vidéos et en avant la publicité.

 

Stéphane a raison. Dialoguer avec des menteurs ne mènera strictement nulle part.

 

Cordialement

Daniel

 

Encore un « courageux » qui se débinait comme un péteux ! Et cette fois, l’excuse invoquée consistait à prétendre que nous cherchions des volontaires pour les piéger en filmant le débat puis en le falsifiant ensuite.

J’écris à D. laurent

 

Sans attendre, je lui envoyai le message suivant :

 

 

Cher Monsieur,

 

 

[…] J’ai lu vos interventions sur un forum en compagnie de Stéphane Delogu. J’en déduis, avec regret, que vous refusez notre invitation au débat.

 

Sur le forum, vous qualifiez cette invitation de « piège ». Et pour justifier votre position, vous nous prêtez de mauvaises intentions ; selon vous, nous rechercherions « avec insistance des volontaires pour les piéger, puis ensuite falsifier un peu les vidéos et en avant la publicité ».

Vous semblez ignorer ce que j’ai proposé à Stéphane Delogu dans mon premier message. Un débat : « L'un en face de l'autre. Avec ou sans public (cela n'a aucune importance), avec deux caméras qui enregistreront la totalité du débat (l'une braquée sur vous, l'autre sur moi), le tout en présence d'un huissier qui s'assurera que tout est bien enregistré et ensuite copié en deux exemplaires, l'un vous revenant, l'autre me revenant, avec la possibilité pour chacun d'en faire ce qu'il veut (y compris de le diffuser sous forme d'un DVD). » Voilà ce que j’ai proposé. Comment, dès lors, falsifier (même « un peu ») les vidéos, puisque la partie adverse les aurait également, qui pourrait, en cas de fraude, porter plainte et rétablir la vérité lors d’un procès ?

 

Allons plus loin. Si, vraiment, vous pensez que nous pouvons falsifier les vidéos, alors vous devez vous empresser d’accepter le débat. Car après, il vous suffira d’attendre que nous diffusions les enregistrements falsifiés. Une fois cette diffusion commencée, vous porterez plainte et il vous sera facile de nous confondre publiquement lors d’un procès. Il ne vous restera plus qu’à exploiter cette victoire absolue, incontestable. Je vous garantis que la presse sera heureuse d’en parler. Pensez-vous ! un groupe de négationnistes condamnés pour falsification…

 

Mais en vérité, il n’y a pas de piège dans notre invitation, et vous le savez fort bien. De plus, si nos thèses sont, comme vous le dites, fausses de A à Z, si, selon vos propres termes, nos « éternelles manipulations » ont déjà été « écrabouillées et ridiculisées mille fois », alors il ne vous en coûtera pas beaucoup de le faire une mille et unième fois. Vous et vos amis devez en avoir l’habitude, ce sera vite expédié…

 

Un autre argument, que j’ai lu sur le forum où vous intervenez, consiste à dire que la réalité de la Shoah ne peut pas être l’objet d’un débat : « Discuter avec un négationniste, a écrit un intervenant, c'est tomber dans son piège et reconnaître (implicitement) que l'existence de la Shoah est un objet de débat ». Dire cela, c’est estimer que l’existence de la Shoah a été surabondamment prouvée.

Mais c’est précisément ce que nous contestons : nous affirmons que les « preuves » avancées par les historiens (je pense à R. Hilberg, à A. Wieviorka, à J.-C. Pressac…) et qui nous auraient « écrabouillés » ne résistent pas à l’étude. Et c’est pour cela que nous revenons en réclamant une confrontation loyale. Vous ne pouvez donc pas, pour refuser une mille et unième fois le débat, prendre pour principe et base certaine ce qui est justement en discussion (la valeur des « preuves » qui nous auraient déjà écrabouillés).

 

Alors, à quand ce débat que nous proposons ?

 

Dernier mot : sur le forum, vous citez au bas de vos messages une phrase du général De Gaulle (phrase très belle, d’ailleurs [« Nous avons choisi la voie la plus dure, mais aussi la plus habile : la voie droite »]). Et sur ce même forum, on agit pour faire disparaître notre site. Je n’exagère pas : celui qui intervient sous le pseudonyme « SoldatRyan » a écrit : « il [= le site vhofrance] va sera dénoncé très rapidement... un site pareil n'a rien à faire sur le net ». De son côté, « Narduccio » a « cliqué » pour nous dénoncer aux autorités en appelant les autres à faire de même (« Si d'autres veulent m'imiter, je pense que plus on sera nombreux, plus on sera efficace »). Le 31 août 2006, il a été satisfait d’apprendre que les autorités avaient déjà « transmis les coordonnées [du vhofrance] aux autorités de Police françaises ». Et immédiatement, l’administrateur du forum a répondu : « moi aussi, j'en ai remis une couche. N'hésitez pas, faites comme nous ».

 

Finalement, vous et vous amis souhaitez l’assassinat légal de notre site (puisqu’il s’agit de le faire disparaître du monde de l’Internet, comme on fait disparaître un homme du monde des vivants…). Voici donc deux citations :

 

« en supprimant un questionneur on ne supprime pas la question » (Philippe Henriot, éditorial du 12 septembre 1943).

« Quand on ne songe qu’à l’assassinat pour se débarrasser d’un contradicteur, c’est qu’on n’a pas d’arguments » (Philippe Henriot, éditorial du 30 mai 1943).

 

La vraie raison de votre refus du débat, elle est là, et seulement là… Tout le reste, ce n’est que poudre jetée aux yeux.

 

Puisque vous ne semblez pas aimer nos « sentiments choisis », je terminerai par un « Bien à vous ».

 

Vincent Reynouard

 

D. Laurent jette l’éponge

 

Aucune réponse ne nous est jamais parvenue. Le courageux D. Laurent, qui se targuait de pouvoir semer la panique chez les révisionnistes, avait jeté l’éponge dès le début du premier round. Pitoyable !

 

La dialectique folle de ces individus qui permet de justifier les appels à la violence et à la répression brutale

Les révisionnistes ne croiraient pas en leurs théories

 

Cependant, jamais ces individus n’admettront les faits. Jamais. Plus ils seront dans l’impossibilité de répondre et plus ils appelleront à la répression, justifiant leur soif de nous écraser avec les arguments les plus spécieux, parmi lesquels celui-ci, exposé une nouvelle fois le 24 août par un certain « Sivoussk » :

 

Ces gens [les révisionnistes] ne sont pas stupides au point de croire à leurs théories. Il est vain de débattre avec eux ou d'essayer de les convaincre, ils sont parfaitement au courant et savent la même chose que nous. Lorsqu'ils prétendent par exemple que la Shoah n'a jamais eu lieu, ce n'est absolument pas parce qu'ils le pensent réellement. C'est uniquement révélateur du fait qu'ils approuvent l'attitude nazie envers les Juifs. Ils aimeraient par conséquent rallier un maximum de gens à leur cause en espérant aboutir à terme à une nouvelle solution finale.

 

Ils se rendent toutefois compte que si les gens (ceux de bonne foi) sont éclairés et comprennent à quoi mène une telle idéologie, leur soutien risque d'en être sérieusement amoindri. Il s'agit donc de faire passer les Juifs pour des escrocs et des affabulateurs tout en insinuant que les Nazis étaient en fait les victimes. Victimes en particulier du bolchevisme et de la « conspiration juive mondiale ».

 

Les négationnistes sont loin de croire à leurs inepties. Leur but est uniquement de diffamer le camp que, par nature, ils haïssent (les Juifs) et par-là même « blanchir » le camp qui a eu vis-à-vis d'eux l'attitude la plus radicale. Non-contents du résultat, ils souhaitent voir l'histoire se répéter et, ce coup-ci, mener de préférence à l'éradication totale de la « juiverie ».

 

Face à ce flot d’accusations téméraires, un autre intervenant, « panhard », se hasarda à écrire : « Pour avoir discuté avec certaines personnes, je ne suis pas certain que tu aies raison sur le fait qu'ils soient bien conscients de la réalité historique ». Ce à quoi « Sivoussk » répondit :

 

Il est tout à fait normal que ces personnes donnent l'impression d'être convaincues d'avoir raison. C'est dans leur intérêt ! Tu sais, un négationniste ne te dira jamais « Je sais bien que six millions de Juifs ont été exterminés, mais je préfère m'efforcer de persuader les gens du contraire dans l'espoir que ceci ce reproduise » ; alors que c'est exactement ce qu'il pense.

Dans leur situation, c'est la seule possibilité.

 

Je n'exclue pas, bien entendu, que certains d'entre eux pensent vraiment que l'Holocauste est une mystification, mais ils doivent être largement minoritaires. Et ce sont, dirais-je, les plus médiocres. Leur haine du Juif alliée à un Q.I. de 50 (et encore) font qu'ils sont plus à plaindre qu'autre chose.

 

Ce n’est pas la première fois que ce genre de prose délirante, tissu d’inepties et de jugements téméraires, mais qui démontre à quel point je me suis trompé. Pendant des années, en effet, je me suis dit : « En présentant le prétendu génocide des juifs comme une évidence historique aveuglante et votant dans le même temps des lois prohibant toute contestation, les autorités vont, bien malgré elles, ouvrir les yeux des gens ; car ces derniers se demanderont pourquoi des lois sont nécessaires pour protéger ce qui est sensé être une vérité indéniable ». Je n’avais cependant pas pensé ce qui suit : pour les gens qui considèrent l’ « Holocauste » comme une évidence, les révisionnistes ne peuvent être que des fous ou des gens de mauvaise foi. Et s’ils sont de mauvaise foi, s’ils osent nier cette évidence pourtant aveuglante, c’est parce qu’ils veulent voir le monde haïr les juifs et, ainsi, permettre la perpétration d’un nouvel « Holocauste », complet celui-là.

Appels à la répression brutale

 

C’est exactement ce qu’affirment « Sivoussk » et tous ceux qui adoptent son discours. Pour eux, les « négationnistes » sont donc des criminels en puissance… Dès lors, loin d’être une contradiction, l’existence d’une législation antirévisionniste et d’une répression toujours plus grande leur apparaît au contraire comme une nécessité afin de protéger la société d’individus dangereux. Voilà pourquoi loin de condamner les lois liberticides, ils les défendent et contribuent eux-même à renforcer la répression en demandant des interdictions. J’exagère ? Nullement. Le 13 août 2006, sur le forum dont il a déjà été question, un intervenant, « Narduccio », demanda :  

 

Puisque ce site est négationniste et qu'il donne rapidement la nausée, ne peut-il être dénoncé auprès d'une autorité ? Il me semble que le négationnisme est interdit en France (et que les accès à de tels sites doivent être bloqués).

 

Dans les minutes qui suivirent, un autre intervenant, Prosper Vandenbroucke, insista :

 

Salut Stéphane,

 

Complètement ahurissant ce site.

Comme le stipule Narduccio, n'y a-t-il pas moyen de faire fermer ce genre d'inepties ?

En ce qui nous concerne, cela prouve bien que nous dérangeons ces négationnistes et que ces mecs sont vraiment mal dans leur peau.

Raisons de plus de continuer notre travail de Devoir de Mémoire

Bien amicalement

 

Très peu après, « SoldatRyan » répondit :

 

En ayant parlé sur MSN avec Stephane, en effet il va sera dénoncé très rapidement... un site pareil n'a rien à faire sur le net.

 

Puis vint « Pierre », l’animateur du site, qui rassura tout ce beau monde :

 

Je viens de communiquer l'adresse du site en question (http://www.vhofrance.org/ ) aux autorités compétentes avec une petite lettre explicative !

 

Nous courageux antirévisionnistes avaient donc accompli leur devoir civique : ils avaient dénoncé les affreux…

Douze jours plus tard, « Narduccio », qui avait visiblement étudié la question, informa tous ses amis : 

 

Il y a même un « point de contact » ou tout un chacun peut dénoncer de tels sites [comprenez : les sites révisionnistes] (ou ceux de pédophilies).

 

[…]

 

Il existe aujourd’hui des points de contacts en ligne, ou « hotline », qui vous informent sur les contenus potentiellement illégaux rencontrés sur Internet et vous aident à les dénoncer aux autorités compétentes.

 

En novembre 1998, un premier point de contact a été ouvert en France par l’Association des fournisseurs d’accès et de services Internet (AFA), dans le cadre du « plan d’action pour un Internet plus sûr » de la Commission Européenne. Ce point de Contact appartient à un réseau de Hotlines (INHOPE) qui rassemblait, en 2004, 20 points de contact de 18 pays en Europe et dans le monde.

 

L’objectif du point de contact de l’AFA est :

1.- de vous informer sur les textes pénaux applicables en matière de pornographie enfantine et d'incitation à la haine raciale ;

2.- de vous aider à identifier les sites potentiellement illicites et les acteurs qui peuvent recevoir votre signalement ou votre plainte ;

3.- d’obtenir la suppression des contenus illégaux en les transmettant, en fonction de leur localisation, soit à leur hébergeur membre de l’AFA soit à une hotline du réseau Inhope.

4.- de permettre aux autorités répressives de diligenter rapidement des enquêtes, en signalant le contenu potentiellement illégal aux services de police français ou à une Hotline du réseau Inhope, elle-même en contact avec ses propres autorités de police.

 

[…]

Outre l’initiative de l’AFA, le Gouvernement permet aux internautes majeurs ou mineurs accédant à des contenus illicites de les signaler directement auprès de l’Office Central chargé de la lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication sur le site http://www.internet-mineurs.gouv.fr. Animé par les ministères de la Justice, de l'Intérieur, de la Défense et de l'Emploi et de la solidarité, ce site fait le point du droit existant et permet la dénonciation aux autorités de pages ou de propos pédophiles constatés sur internet.

 

Enfin, depuis la loi pour la confiance dans l'économie numérique du 21 juin 2004, les fournisseurs d'accès et les hébergeurs doivent mettre en place un dispositif facilement accessible et visible permettant à toute personne de porter à leur connaissance les infractions d'apologie des crimes contre l'humanité, d'incitation à la haine raciale ainsi que de pornographie enfantine, sous peine de sanctions pénales.

 

http://www.droitdunet.fr/par_profils/lecture.phtml?type=profil_internaute&it=6&id=38

 

L’auteur terminait ainsi :

 

Je dirais même qu'il est de notre devoir de cliquer sur l'adresse suivante pour signaler ce site [vhofrance.org] : APA : http://www.pointdecontact.net/

 

Joignant le geste à la parole, il annonça peu après :

 

J'ai envoyé un signalement. Si d'autres veulent m'imiter, je pense que plus on sera nombreux, plus on sera efficace.

Je sais qu'il suffira [au VHO] de changer d'adresse, mais ça devrait les embêter un moment.

 

Six jours plus tard, 31 août 2006, il annonça avec satisfaction :

 

Je viens de recevoir la réponse du « Point de contact »

 

Citation :

 

« Bonjour,

Nous vous remercions pour votre message,

Ce site, hébergé aux Etats-Unis, propose effectivement des contenus illicites au regard de la loi française,

Ayant déjà fait l’objet d’un signalement, nous en avions alors transmis les coordonnées aux autorités de Police françaises,

De fait, n’hésitez pas à revenir vers nous pour nous signaler tout contenu potentiellement illicite que vous seriez amené à rencontrer,

Très sincèrement,

L'équipe AFA Point de Contact - Assistance contre les contenus illégaux »

 

Donc, l'affaire est « aux mains de la justice ». « Wait and see » disent-ils de l’autre coté du Channel.

 

Narduccio

 

Le même jour, S. Delogu écrivit : « moi aussi, j'en ai remis une couche. N'hésitez pas, faites comme nous. »

Appels à la violence

 

Non contents d’appeler à la répression la plus brutale dans le domaine intellectuel (c’est-à-dire l’interdiction pure et simple), ces individus ne cachent par leurs envies de violence. On se souvient que, dans son message du 5 août, S. Delogu m’avait écrit : « La seule chose dont j'ai envie est de vous coller mon pied au derrière ». Le 17 septembre 2006, répondant à « Elgor », D. Laurent écrivit :

 

On ne négocie pas avec les menteurs.

On ne « discute » pas avec ces gens-la.

On leur répond à coup de latte dans les parties[6].

 

Contrairement à ce que pourront penser certains de nos lecteurs, ces individus ne sont pas des excités. Je conseille de consulter leur site ; ils y trouveront des textes très politiquement corrects, certes, mais nullement violents et parfois même intéressant pour ceux que le sujet passionne.

Mais dès qu’il est question du « négationnisme », tout change. Fi ! la plus élémentaire courtoisie face au contradicteur ; fi ! la libre expression ; fi ! le droit de la personne attaquée à être confrontée à son accusateur. Oui à la répression ; oui à l’interdiction ; oui à la violence physique ! Loin d’apparaître contradictoire avec les « valeurs » des droits de l’Homme, ce comportement est — selon eux — entièrement justifié puisqu’ils sont persuadés que les « négationnistes » sont des criminels.

 

Voilà pourquoi tant que l’ « Holocauste » sera considéré comme une réalité évidente, il sera vain d’invoquer les droits de l’Homme. Car il va de soi que ces droits ne sont pas pour les « négationnistes » et autres « fachos » ; ils ne sont que pour les démocrates.

Dans cette ambiance, notre chemin est tout tracé : il consiste à exposer encore et toujours la vérité et à mettre au pied du mur nos contradicteurs en leur proposant sans cesse un débat. Certes, nous connaîtrons la répression toujours plus dure et beaucoup, comme Bruno Gollnisch, quitteront le navire. Mais à force de voir les fanatiques de la Mémoire se dégonfler comme des péteux, les gens de bonne foi finiront peut-être par comprendre.

 



[1] « le repli des armées allemandes en France fut jalonné par ces cités et villages désormais morts, qui ont nom, entre autres, Oradour-sur-Glane, Maillé, Cerisay, Saint-Dié, Vassieux-en-Vercors » (exposé de M. Quatre, 7 février 1946 ; TMI, VII, pp. 119-120).

[2] Voy. Le massacre d’Oradour. Un demi siècle de mise en scène (éd. VHO, 1997), p. 201.

[3] Voy. Nouvelle Vision, n° 2, 16 décembre 1999, p. 108.

[4] Référence : http://www.debarquement-normandie.com/phpBB2/viewtopic.php?p=100347#100347.

[5] http://www.debarquement-normandie.com/phpBB2/viewtopic.php?p=100347#100347.

[6] Le texte complet du message était le suivant :

 

« Bonjour Elgor,

Je n'ai pas trop l'habitude de le faire, mais il me parait ici nécessaire de te suggérer d'aller voir de près ce que la “liberté d'expression” façon américaine permets :

http://www.stormfront.org/forum/

http://www.americannaziparty.com/

http://www.nsm88.com/index2.html

http://www.vhofrance.org/

http://www.ihr.org/

J'arrête la, mais j'en ai d'autres.

C'est chouette, le démocratique concept du “débat” et de la “discussion”.

Mais, dans le cas de ces gens-la, cela me rappelle Munich.

On a “discuté” et “débattu”, à Munich.

Et Hitler nous a baisés (Pardon) avec ses manipulations et ses mensonges.

On ne négocie pas avec les menteurs.

On ne “discute” pas avec ces gens-la.

On leur répond à coup de latte dans les parties.

Comme Churchill, le premier homme politique des années 1940 à avoir compris que la seule réponse possible au Nazisme, c'est le combat sans pitié et sans “discussions”» [http://www.histoquiz-contemporain.com/portailhistoquiz/modules/newbb/viewtopic.php?post_id=3195]